11.08.2009

Errement #4

Ou "De l'art d'attraper un taxi en milieu urbain"

Deux petites historiettes qui me sont arrivées récemment (à exactement 24h d'affilée, pendant un weekend absolument incroyable qui n'aura finalement été qu'une seule grosse fête) :


Vendredi soir, fin d'Unrelated vers les Halles. Froid de canard, température corporelle en dessous de "je vais mourir", et une nuée de hipsters prêts à se jeter sur le premier taxi assez généreux pour s'arrêter et leur faire l'aumône d'un déplacement à peu de frais.
Sorties de boîtes, avenues riches, le tout-Paris en manteau à fourrure s'était donné rendez-vous pour mon hypothermie.
Puis, vint le moment où j'aperçois enfin une calèche motorisée, prête à m'amener dans le plus bel endroit du monde : Mon lit. Sauf que c'est précisément là qu'un gentilhomme (licence poétique) s'approche du taxi en me disant "Non c'est moi, je l'attends depuis une heure".
Pas de chance, le taxi était apparemment plus que disposé à me prendre moi (il faut avouer qu'avec mon manteau long et mes chaussures cirées, j'étais infiniment plus élégant et rassurant que mon concurrent en pantalon baggy et casque vissé sur le crâne). Cela n'empêche pas notre ami d'insister : "Non mais attendez, ça fait une demi-heure que je suis là !".

Oh, la vilaine erreur.

Je lui jette un regard de défi déjà gagné, lui lance "Une demi heure ou une heure ? Faudrait savoir !" et m'engouffre dans le taxi comme un malpropre. Mais plus propre que lui, toutefois.
s'ensuit une conversation où je suis d'une scandaleuse mauvaise foi en discutant avec le taxi, condamnant l'attitude de ce jeune homme qui, mais ça personne ne le saura, attendait en effet depuis plus longtemps que moi.





Interlude de qualité.


La seconde histoire se passe le lendemain, donc, à la sortie d'un bar en présence de nombreuses personnes extrêmement alcoolisées à qui j'ai pu, à un moment de la soirée, mâchonner les cheveux.
Livré en pâture à la nuit parisienne mais toutefois en charmante compagnie, je commence à me dire que choper un taxi semble encore une bonne idée. Une fois encore, c'est la farandole aux couleurs fluo, à l'argent qui s'affiche facilement, et au pavé battu par des gens qui marchent beaucoup trop pour véritablement avoir besoin d'un taxi. C'est alors que je me mets à expliquer à ma délicieuse coéquipière d'infortune, non résidente de la ville lumière, à quel point attraper un taxi est un art. Non sans me vanter de ma performance de la nuit précédente, je me mets à théoriser sur l'analyse topographique des différentes artères.

"Tu vois, par là il viennent en masse, et plein. La station ne doit plus être très loin. MAIS, il ne faut surtout pas attendre à la station, il y en aura pour une heure minimum. Le vrai plan, c'est de marcher encore un peu en amont. Et c'est là qu'il y a un piège.
Si tu ne t'éloignes pas assez de la station, le chauffeur ne s'arrêtera pas pour toi, t'enjoignant à rejoindre la masse piétinante, là où il SAIT qu'il aura des clients. Non, la vraie chose à faire, c'est de marcher encore un peu, à environ 10 minutes de la station, tout en continuant à repérer d'où vient le flux des véhicules qui nous intéressent."

A ce moment là, je me suis senti comme un coach avant un match de football américain, inscrivant ronds, flèches et croix sur un paperboard afin d'expliquer comment optimiser ses techniques afin de rentrer chez soi le plus facilement.





Peut-être alors que je me suis fourvoyé en écrivant le titre alternatif de cet article. Attraper un taxi à Paris n'est pas un art, c'est un sport. De haut niveau. Et je peux me vanter d'en avoir quelques bien méritées médailles.

10.11.2009

Errement #3

Un nouveau soir dans mon nouveau quartier, voilà qui peut être intéressant.

Après un concert absolument magnifique, je me suis offert quelques heures pour me balader un peu dans mon quartier, prendre mes marques, apprendre et assimiler les nouvelles rues. Le plan idéal ? M'installer dans un bar à Bastille, me faire servir un martini, lancer quelques œillades aux filles les plus amènes puis rentrer, seul ou accompagné.

Sorti à Bastille, j'ai vite été désagréablement surpris par le nombre trop important d'âmes plus ou moins sobres sur place. Cherchant une échappatoire, je me suis rué vers la rue Saint Sabin, pour voir ce qu'était devenu "Le Cercle Rouge", ex-repaire de biture en excellente compagnie. Bien évidemment, le bar est devenu une sorte de coin bobo-relou nommé "Les Bulles", à des lieues et de lieues de ce rade merveilleux dans lequel j'épanchais mes erreurs grâce à quelques Gin Redbull volontairement trop chargés. Comme pour enfoncer le couteau dans la plaie et l'infecter au passage, le bar a poussé le vice à troquer la dominante chromatique rouge d'origine pour un bleu pâle franchement décevant.

Décontenancé et contrit (en voilà de beaux adjectifs), j'ai décidé de me rapprocher de mon point de chute, pour finir dans un bar se trouvant en bas de chez moi : le "Machine à Ecrire". Le lecteur grivois s'amusera en apprenant que dans une rue sombre je me suis fait traiter de "salope" par une voiture qui passait par là. Comme quoi j'ai vraiment un joli petit cul.

Le Machine à Ecrire, donc. Serveurs adorables, très portés sur les blagues grasses, mais je ne leur en tiendrai aucunement rigueur puisque mes deux doubles martinis m'ont été facturés comme des simples. J'imagine que cela est dû au fait que je leur ai dit que j'étais nouveau dans le quartier, que je n'habitais pas loin et que "Oh, le martini est pas cher, je reviendrai !".

La fin de soirée se passe donc à merveille, accoudé sur le zinc à siroter mon alcool de fillette entre deux textos que j'ai tués à la naissance, pendant qu'une grande tablée s'ébroue gentiment en jouant au blind test avec les morceaux qui passent. Mais bien sûr que "Heart of Glass" est chanté par Blondie, imbécile.
L'alcool est bon, les filles sont belles, mais elles sont prises. Même cette jolie blonde dont les bottines laissaient pourtant douter qu'elle les avaient mises spécialement pour moi. Du coup, après deux doubles verres, j'ai pris la poudre d'escampette en promettant à Jean-Do (le serveur) que je reviendrais très vite.

A peine vingt pas plus loin, alors que je n'en étais qu'à environ 6.8% de ma cigarette, j'ai découvert qu'en face de ma porte d'entrée se déroulait une fête de jeunots souhaitant perdre leur pucelage. Moyenne d'âge : Trop jeunes pour picoler autant et pourtant trop vieux pour s'habiller aussi mal.

Désarçonné et fourbi (décidément), j'ai décidé de monter les cinq étages me séparant de mon lit, de me servir un dernier verre (Tequila/multivitamines, pour les historiens) et d'écrire cet errement avant d'aller me coucher.


Bonne nuit.

9.27.2009

Errement #2

Une semaine riche en errements, en prises de notes, en petits moments (même plus) bizarres dans cette ville de cons. Dans le tram, cette fois-ci, un contrôleur fait une blague misogyne devant un public qui ne rit pas. Toutefois, personne ne se montre outré, le badge RATP faisant apparemment de cet homme une entité toute puissante capable d'asséner les pires sentences.
Personnellement, j'étais déjà loin, dans les méandres de ma console, même si quelque peu perturbé par l'homme assis à mes côtés, tenant quelques baguettes de pain en les tenant comme un bébé venant de naître. Le ballottement du tramway ajoutait à la situation, donnant l'impression que notre ami berçait son pain quotidien. Ce qui ne m'aurait pas plus surpris que ça, pile au créneau horaire où les travailleurs rentrent pour profiter du peu de temps qu'il leur reste chez eux.

De plus, c'est l'été indien à Paris en ce moment, moment idéal pour se rendre compte à quel point les parisiens sont des putains de lézards. Il suffit de traverser de petits parcs pour tous les voir s'agglutiner en une sorte de gloubiboulga humain pratiquant la photosynthèse de masse. Amusant au départ, cela devient vite assez horripilant lorsque l'on veut juste profiter d'un bout de pelouse sans pour autant s'accoler à une obèse en bikini ou une famille bruyante. Mais bon, je ne m'inquiète pas, l'hiver va arriver bien assez vite, avec son cortège de visages grimaçants et de filles en chapskas (j'ai pas lu le dernier Elle, c'est bien le retour de la chapska cet hiver, comme chaque année, non ?).

En attendant, je vais emménager dans un nouvel appartement, quitter le cocon maternel et me laisser aller, vu qu'il n'y a apparemment que ça qui me réussit.







Oh, et j'ai un projet d'une série de 14 errements qui pourraient s'avérer assez sympas, même si un peu trop "moi moi moi lolilol". Si vous habitez Paris, vous avez sûrement déjà deviné de quoi il s'agira. Et puis si vous êtes pas contents, il vous suffira de revenir dans quelques mois, hein. C'est pas dur, même moi je l'ai fait.

9.13.2009

Errement #1

Encore une soirée très agréable, encore un retour apathique dans le métro. Des mots, de plus en plus, pour parler de cette ville que j'aime. Que je me sens obligé d'aimer. Cette ville qui viole mon coeur à sec. Et putain ça me plaît.
Le métro ronfle, de nombreux dialectes s'y mélangent, crachés par des touristes finissant leur samedi soir. A quelques sièges de là, une femme sermonne un SDF en lui disant d'aller chercher du boulot, juste à côté d'un petit groupe de jeunes riches sûrement partants pour continuer leur soirée aux environs de Montparnasse.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai depuis quelques temps une irrépressible envie d'écrire sur Paris. Tout le monde l'a fait, sûrement mieux que moi, mais j'ai décidé de céder. Vous pourrez accoler à ce premier errement les adjectifs que vous voudrez. Emo, guimauve, pompeux, cliché... J'assume tout.
Après divers camouflets plutôt désagréables, je me lance, peut-être pour me réapproprier un peu. Et apparemment ça passe par ma ville.
Cet errement est sûrement le premier d'une longue série, et je ne m'arrêterai que le jour où je ne sentirai plus le bitume battre sous mes pieds.

Attendez-vous donc à un dégoulinant éloge du métro, des rues qui sentent la bouffe, des engueulades en public, des samedi soirs qui finissent mal, des diverses rencontres, des retours à pied... J'aime cette ville de cons et j'ai décidé qu'elle me le rendrait bien. Alors j'erre, j'écoute, j'observe, je note.
De moins en moins de choses personulles sur ce blog, et c'est peut-être pas plus mal. Simplement des envolées ronflantes et horriblement surfaites sur cette ville crade, puante, stressante, et incroyablement généreuse.

Paris, espèce de salope, je t'aime de tout mon coeur.

9.10.2009

Girly-Girl 2.0

Aujourd'hui, j'ai allumé ma Wii pour voir...





















MON HOROSCOPE \o/





Et bien le résultat est sans appel :









Si si, c'est une compétition. Je fais ce que je veux d'abord.

8.31.2009

Pfouuuu !

Ca bouge dans tous les sens !
Je me rends compte que le dernier post était à propos de la dérnière Unrelated, et voilà-t-y pas que la prochaine pointe déjà le bout de son nez !

Gods (Bitmap Brothers) - Main theme

Et pourtant, il s'en est passé des trucs, ce mois-ci. Je me suis défoncé comme jamais au boulot, j'ai fait une quasi-overdose de caféine (2L de redbull et 3 cafés en une journée, je n'essaierai pas de battre le record), j'ai exorcisé de vieux fantômes (et dieu sait qu'il était temps), bref : Ca a été un beau bordel.

Boards of Canada - Hey Saturday Sun

Et le plus drôle, c'est que le mois à venir s'annonce particulièrement fourni. Du taf dans tous les sens, une tonne de jeux à tester, un bordel innomable de soirées diverses et variées, une tetra-tonne d'amis à (re)voir, ça va encore être chaud.
Surtout que bon, mine de rien, je commence un peu à fatiguer, mine de rien (spéciale dédicéce wesh wesh bien ou bien à Zaza mon infirmière préférée qui m'a diagnostiqué une tension à 9.5, ce qui est bas. TRES BAS).
Mais que celà ne m'empèche pas de tenter de poster plus régulièrement sur ce blog caustique, hilarant et bien monté. Comme moi.

Alphawezen - Speed of Light

8.08.2009

Lost Prophet (?)


Last Night @ Unrelated Party #5






(J'éditerai plus tard avec une résolution potable)